Mai : Le Mois de la Corse chez Clémentine

Cette année, j'ai retenu une vingtaine de vins blancs, rosées, rouges et bien sur pour l'apéritif ou le dessert un magnifique Muscat du Domaine Guidicelli.

Les apéritifs locaux: Pastis Corse et Le Cap Corse, un vin cuit apéritif à base de quinquina et de vin du cru seront présents.

La Corse sera bien représentée avec les domaines :

Leccia et Guidicelli Ă  Patrimonio,
Pieretti au Cap Corse,
Clos Capitoro Ă  Ajaccio,
Renucci Ă  Calvi,
Sant'Armettu à Sartène,
Piana à Aléria,
Vico à Ponté Leccia,
et Surtout le Président de L'association Christian Imbert
du Domaine de Torracia Ă  Porto Vecchio.

Les buveurs d'eaux ne seront pas oubliés avec la Zilia et l'Orreza ainsi que les buveurs de bière avec la Piètra, bière à la farine de Châtaigne, la Torra, bière blonde à l’arbouste et la Bière Blanche Colomba.

 

Les Cartes Postales de Corse

La galerie de Cartes Postales

VINI DI PASSIONNATI

La tradition de la vigne en Corse remonte à la présence des Grecs, voiçi bientôt trois millénaires. Le vin est né, puis il y a acquis ses lettres de noblesse. Un petit groupe de vignerons passionnés perpétue les valeurs ancestrales. Ce sont les vignerons de l´Uvacorse. En faisant preuve d´une exigence constante et rigoureuse, ils trouvent écoute et respect sur l´Ile et bien au-dela. Ce succès est dû aussi à l´enracinement de ces hommes dans l´Ile, à leur volonté de promouvoir, de génération en génération, ces valeurs sur lequelles repose leur travail :

  • PersonnalitĂ© et originalitĂ© des terroirs rĂ©partis sur neuf appellations
  • CĂ©pages sĂ©lectionnĂ©s et conduite de la vigne dans le respect des traditions sĂ©culaires.
  • Vinification conforme aux règles ancestrales autant qu´à celles de la lĂ©gislation.
  • Les vignerons rĂ©coltant de l´Uvacorse sont fiers de leurs vins. Ils vous proposent, au delĂ  du plaisir de les boire, de dĂ©couvrir les terres qui leur ont donnĂ© naissance, les dĂ©cors dans lesquelles ils se sont Ă©panouis, les villages près desquelles ils ont Ă©tĂ© Ă©levĂ©s, la magie et le charme de l´âme corse....Ils vous invitent Ă  partager leur passion!.

Le vignoble corse (environ 8.000 hectares) s’enorgueillit d’une trentaine de cépages typiques dont le « SCIACARELLU », le « NIELLUCCIU » et le « VERMENTINU » sont les meilleurs ambassadeurs.

L’île bénéficie aujourd’hui de dix Appellations d’Origine Contrôlée*(plus de 100 vins méritent ce classement) et d’une dénomination Vin de Pays de l’Ile de Beauté qui produit essentiellement des vins de cépages insulaires.
Ce succès, la Corse le doit en partie à son climat : près de 3.000 heures d’ensoleillement par an, des sols particulièrement appropriés à la vigne, des gelées rarissimes, des printemps précoces et des étés somptueux. Mais il est aussi le fruit des efforts des viticulteurs qui se sont lancés depuis des années dans la bataille de la qualité. Désormais, les médailles et les prix gagnés dans les grands salons de l’agriculture ne se comptent plus.

J'ai Choisi de l'AOC Patrimonio, Le Domaine GUIDICELLI à Poggio d'Oletta pour la qualité de l'ensemble de sa production présentée cette année: Blanc, rosé, rouge ainsi que le magnifique Muscat du Cap Corse. Le domaine est situé à Poggio Leccia, petit village de la région du NEBBIO. Ses 165 habitants se répartissent dans les 3 hameaux : Supranu, Olivacce, Monticellu. Situé à 2 km d'Oletta, le village offre une superbe vue à la fois sur la vallée de la Conca d'Oro, ainsi surnommée à cause de la richesse de son agriculture (vignes, oliviers, cultures en terrrasses), sur le Couvent Saint-François et sur le golfe de Saint-Florent (7 km).Poggio d'Oletta compte plusieurs producteurs de vin AOC "Patrimonio".

Les chants corses 

La culture corse, vivante et ouverte, s'exprime par des voix, des musiques, une gestuelle qui n'appartiennent qu'Ă  elle.

Les polyphonies corses, que les Muvrini, Petru Guelfucci, Jean-Paul Poletti, Patrizia Poli et bien d'autres, contribuent à faire connaître à travers le monde, expriment toute l'authenticité de cette terre. Et chaque année, les liens se resserrent un peu plus entre les artistes insulaires et leurs voisins.

Cette osmose se réalise notamment à travers le festival Festivoce, théâtre de confrontation entre des voix du monde entier. Musique et chants sont également célébrés en décembre, à l'occasion des Musicales de Bastia, ainsi qu'en été, dans le cadre des rencontres musicales internationales d'Ajaccio, ou dans le cadre champêtre de Patrimonio qui rassemble des guitaristes de haut niveau lors des nuits de la guitare.

LES A.O.C.
 
CAP CORSE
 
A.O.C. Cap Corse & Muscat du Cap Corse
"Promontoire sacré" des Romains, le Cap a longtemps vécu sa tradition de marins marchands. Les côtes, tout en douceur à l'est, très découpées à l'ouest, abritent d'innombrables petits ports. La vigne a joué dans le Cap un rôle primordial, conforté par des vignerons tenaces et méticuleux. Les vins blancs sont admirables de fruit et d'élégance, les AOC Muscat du Cap Corse délicats et gorgés de soleil.

PATRIMONIO
 
A.O.C. Patrimonio (cru)
Région vivante et contrastée, le Nebbio, qui enchevêtre collines et petites vallées, bénéficie de terroirs merveilleux exposés. La variété géologique (schiste argileux sur sous-sol calcaire) permet à la vigne de s'exprimer pleinement. Le savoir-faire séculaire des vignerons assure une production de vins de très haute qualité : blancs bouquetés, rosés de soleil et de fruits, rouges amples et charpentés.
 
PONTE LECCIA A.O.C. Corse
 
Située à mi-chemin entre mer et montagne, la petite ville de Ponte-Leccia, traversée par le Golo et la nationale 193, est l'axe routier privilégié reliant Corté à La Castagniccia. Le vignoble, unique par sa position en altitude à l'intérieur de l'Ile, bénéficie d'un terroir exceptionnel. Un seul grand vin, A.O.C., élégant et structuré, décliné en rouge, rosé et blanc, y est produit.

 
CASINCA A.O.C. Corse
 
Verger de l'Ile de Beauté et berceau de la vigne, la Casinca a su renoué avec son ancestrale tradition vigneronne. La qualité est à la hauteur des efforts menés depuis près d'un quart de siècle sur les coteaux où cépages nobles et vignes anciennes donnent naissance à des vins tout en finesse aux arômes exceptionnels.

PORTO VECCHIO A.O.C. Porto-Vecchio
 
Plus au sud, là où la cote entrelace forêt de pins Lariccio, criques sauvages et plages de sable, quelques beaux vignobles sont nés au milieu des rochers et du maquis, sur un terroir d'arènes granitiques. Ils doivent leur présence à la volonté et la patience de quelques hommes. Le caractère des vins s'en ressent : Robe de lumière, structure élégante et solide, arômes délicats.

SARTENE A.O.C. Sartène
 
Le Sartenais est aussi réputé pour ses domaines et ses menhirs que pour ces cépages dont l'origine est tout aussi ancienne ! Les coteaux de l'Ortolo ou de Rizzanese assurent de jolies récoltes donnant naissance à des vins dont la réputation n'est plus à faire, en particulier les rouges, aux velours remarquables.

AJACCIO A.O.C. Ajaccio (cru)
 
Les coteaux d'Ajaccio ouvrent un vaste territoire surplombant la méditerranée. La tradition vigneronne de cette région parmi les plus ancienne de l'île s'est développée autour des domaines soigneusement entretenus et de parcelle où croient le Sciaccarellu. Fleuron des cépages Corses , ils donnent typicité aux rouges et aux rosés.

BALAGNE A.O.C. Calvi
 
Terre de fécondité, la Balagne comporte de nombreux coteaux bien disposés entre mers et montagnes. La ferveurs de quelques vignerons leur permet d'obtenir régulièrement de jolies récoltes, malgré les incendies parfois ravageurs.

La religion, fibre de la vie 

Dans la semaine de Pâques, de nombreuses processions, denses et hautes en couleurs, sont organisées dans la plupart des villages. La plus réputée est aussi la plus impressionnante: le Catenacciu de Sartène. Un pénitent anonyme, vêtu d'une robe et d'une capuche rouge, vient expier ses pêchés en traînant à travers les ruelles de la cité, une lourde croix et des chaînes attachées à ses chevilles.

La semaine sainte est célébrée avec la même ferveur par de nombreuses confréries, notamment à Bonifacio, la ville citadelle accrochée au dessus de la mer, à une vertigineuse falaise de craie. Le vendredi saint, les cinq confréries de la ville, arborant chacune leurs insignes, leurs tenues de cérémonie, et de somptueuses sculptures en bois peint, défilent pieusement à travers les ruelles jusqu'à l'église paroissiale. La Granitola de Calvi est également très réputée. Les confréries de Saint Antoine et Saint Erasme effectuent chaque année cette procession pénitentielle en marchant pieds nus et couverts de cagoule.

La cité Grecque de Cargèse possède également des traditions très fortes et le rite orthodoxe y est perpétué depuis les temps anciens. Cette citée blottie au fond d'un golfe magnifique, possède une particularité: l'archimandrite Florent Marchiano officie dans les deux églises, l'une de rite catholique, l'autre orthodoxe.

La Corse compte une multitude d'édifices et de monuments religieux, témoignages de la ferveur qui habite la région. Chapelles perdues dans la montagne, édifices d'une grande valeur architecturale, fresques et sculptures héritées du passé, servent d'agréable prétexte à une immersion dans le sacré et le mysticisme.

La langue corse 

Le corse serait “ un faisceau de parlers du groupe italien ”. La langue corse n'est régulièrement parlée que par les vieux et une poignée de jeunes. Pourtant, on estime à 70 % le nombre d'habitants sachant la parler ! Depuis 1974, la langue corse est reconnue comme langue régionale et enseignée à l’université de Corte. Mieux, les accords de Matignon prévoient l’enseignement obligatoire du corse à l’école. La “corsitude” vient enfin de recevoir une reconnaissance officielle.

En Corse, que les habitants “ avalent ” gĂ©nĂ©ralement les terminaisons des noms. Ainsi, Bonifacio se prononce “ Boniface ” ; Porto-Vecchio, “ Porto-Vek ” et Sartène, “ SartĂ© ”. De mĂŞme, le “ i ” qui termine gĂ©nĂ©ralement les noms propres est presque effacĂ©, comme prononcĂ© dans un souffle. Quelques règles courantes : le “ e ” n'est jamais muet, le “ ci ” se prononce “ tchi ”, le “ che ” donne “ kĂ© ”, les “ r ” sont roulĂ©s (lĂ©gèrement, pas comme en espagnol) et les voyelles qui se suivent sont prononcĂ©es sĂ©parĂ©ment (forĂŞt d'“ A-i-tone ”).  

 La tĂŞte de Maure est d'origine aragonaise. Elle figurait au Moyen-age sur les Ă©tendards des rois d'Aragon qui luttaient contre les sarrasins. Elle reprĂ©sentait un roi sarrasin vaincu lors des croisades. La tĂŞte de Maure avait alors les yeux bandĂ©s. En 1297, la Corse et la Sardaigne avaient Ă©tĂ© confiĂ©es par le Pape au Roi d'Aragon. Le drapeau sarde comporte 4 tĂŞtes. Sur le drapeau corse, le bandeau sur les yeux, signe d'esclavage, aurait Ă©tĂ© relevĂ© sur le front par Pasquale Paoli pour symboliser la libĂ©ration de la patrie, selon l'historien Paul Arrighi. A bandera testa mora (drapeau Ă  tĂŞte de maure) a Ă©tĂ© dĂ©clarĂ© emblème officiel de la Corse lors de la Consulte de Corti, du 24 novembre 1762. 

Les habitudes alimentaires 

L'hiver, au petit matin, on prend le spuntinu, repas léger constitué de café avec du lait, et de châtaignes fraîches grillées dans la calda rustica ou le testu.
L'été ce spuntinu se fait en pleine nature. L'été, le repas de midi ou cullazione se fait également en pleine nature. Paysans ou bergers portent la merenda, comprenant un morceau de fromage ou de porc salé avec du pain et le petit vin de la vigne familiale. C'est bien souvent la traditionnelle pulenda coupée en tranches (ou le pain) que la maîtresse de maison a préparé la veille. Le matin, elle a cuit au-dessus du fucone le figatellu, imprégnant la tranche de son jus avant de l'y enfermer dans le pain. L'été, on préfère la saucisse, le jambon ou le lard. Enfin, lorsque la nuit ramène la famille au foyer, on partage le dîner (la cena) tous ensemble. C'est une soupe paysanne ou un bon ragoût qui récompensera les efforts du jour, et qui, l'hiver, précédera le temps de la veillée.

A table, la place du père de famille (padrone) est toujours marquée; on la lui conserve avec respect, même s'il est absent, et surtout s'il est mort. Chaque membre de la famille a sa place autour de la table. On y accorde, une importance quasi superstitieuse car elle traduit la représentation symbolique de l'union familiale, de la vie et du destin mis en commun. Un témoignage du siècle passé précise bien ce sentiment : "A Bonifacio, lorsqu'un membre, de la famille est absent ou malade, sa place n'est jamais occupée, son couvert est mis, mais le côté de la table où il se trouve est approché du mur, afin que personne ne puisse y prendre place."

PATRIMOINE TOURISTIQUE 

Les vieilles pierres, reflets de l'identité et de l'histoire

Comment comprendre l'histoire de la Corse mieux qu'en visitant ces tours génoise, ces citadelles et autres constructions guerrières qui essaiment sur le littoral?

Les invasions successives ont laissé des traces dans les paysages: les fortifications et tours de guet bâties pour bouter les envahisseurs, revêtent un intérêt architectural et historique de premier plan. Les citadelles d'Ajaccio, Bastia, Corte, Bonifacio et Calvi sont particulièrement admirables.La multitude de tours génoises, qui parsème les mille kilomètres de côtes, méritent aussi que l'on s'y arrête. La plupart surplombent un panorama grandiose et certaines d'entre elles, en cours de restauration, sont transformées en belvédère ou lieux d'exposition. Le mélange des traditions -génoise, maure, corse et française- a laissé des empruntes indélébiles dans le décor insulaire.
Des maisons à l'architecture italienne ont été élevées dans les zones les plus reculées: dans les villages, les notables arboraient fièrement leur réussite en rentrant de Gênes avec des architectes chargés d'édifier de magnifiques demeures. Ces maisons de pierre sèche, de blocs de granit ou de schiste, ont défié le temps et nombre d'entre elles sont encore debout et leur architecture varie en fonction des micro-régions. La religion a également marqué la terre de Corse dans son décor et son paysage.

De nombreuses chapelles s'élèvent vers les cieux et figurent aujourd'hui les témoignages architecturaux d'une société qui dédiait à Dieu ce qu'elle avait de plus beau. Mais au delà de leur architecture, ces chapelles et églises renfermaient souvent des trésors de peinture et de sculpture, naïfs et émouvants. Les fresques gothiques réalisées pour la plupart à la fin du XV° Siècle sont cachées dans des chapelles romanes aux lignes simples et pures. Ces fresques font l'objet actuellement d'une campagne de sauvegarde engagée par le Parc Naturel Régional de la Corse

Les modes de cuisson corses
 Domaine traditionnellement rĂ©servĂ© Ă  la femme, la cuisine corse a utilisĂ© pendant des siècles des modes de cuisson que la vie moderne Ă©vacue peu Ă  peu Ă  son dĂ©triment.
Tre case è un fornu (Trois maisons et un four), dit le proverbe. Le four de pierre, était avec le fucone ou la cheminée un élément déterminant pour la cuisson des aliments.
Dans la salle commune (sala), le fucone (foyer mobile) constitue néanmoins le foyer traditionnel autour duquel des générations de paysans et de bergers ont vécu.
La crĂ©maillère (a catena) est accrochĂ©e Ă  l'une des poutres et supporte le chaudron (paghjolu) ou la marmite (pignatta) qui chauffe au dessus du fucone. 

PATRIMOINE GASTRONOMIQUE 

Le châtaignier
L'arbre emblématique de la Corse. Très ancien sur l’île puisqu’on en a retrouvé des pollens vieux de 5 millions d’années, il a joué un rôle pivot dans notre histoire en devenant une des bases de notre économie. Les Pisans et plus tard les Gênois vont encourager sa plantation – arbres fruitiers dits des « 5 espèces » avec le figuier, le mûrier, l’olivier et la vigne.
Vers la fin du 17è siècle on estimait qu’un pied de châtaignier nourrissait convenablement une famille pendant un mois… « Tant que nous aurons des châtaignes, nous aurons du pain » déclarait Pascal Paoli.
Les Français vont eux aussi encourager cette culture, après l’avoir quand mĂŞme considĂ©rĂ© avec mĂ©fiance,  comme « l’aliment de la paresse des habitants, chez eux, son fruit supplĂ©e Ă  tout : on le sèche, on le broie et l’on en fait du pain, leurs chevaux mĂŞme en sont nourris, et la terre est toute nĂ©gligĂ©e » (1779).
TĂ©moin de cette place privilĂ©giĂ©e, la propriĂ©tĂ© d’un châtaignier (comme des arbres donnant des fruits en gĂ©nĂ©ral) est dissociĂ©e de la propriĂ©tĂ© du terrain sur lequel il est plantĂ©  : cette particularitĂ© survit de nos jours, surtout sur les terrains communaux souvent plantĂ©s d’arbres privĂ©s… Après le 19è siècle, qui a vu l’apogĂ©e de « l’arbre Ă  pain », cet arbre providentiel a dĂ©clinĂ©, parallèlement Ă  la dĂ©gradation de l’économie de l’île et Ă  la saignĂ©e dĂ©mographique provoquĂ©e par la guerre de 14-18. Ce dĂ©clin a Ă©tĂ© parachevĂ© par l’apparition de l’encre puis du chancre, deux maladies qui ravagent toujours le verger corse, et surtout par l’utilisation du bois de châtaignier par l’industrie chimique pour la fabrication de cellulose et de tanin : 40 000 tonnes de bois dĂ©bitĂ© chaque annĂ©e dans les annĂ©es 50.
Aujourd’hui, les tentatives de remettre en culture cet immense verger abandonnĂ© se succèdent, Ă  l’image de la foire de Bocognano qui a rĂ©ellement remis au goĂ»t du jour la consommation de ce fruit « historique », Ă  travers la farine de châtaigne en particulier. Dans cette redĂ©couverte en cours, d’autres produits, plus « innovants » sont apparus comme la confiture de châtaignes et les marrons glacĂ©s. 

La pĂŞche Ă  la truite
La truite fait partie de la tradition gastronomique corse. Peu grosses (de 15 Ă  25 cm) elles Ă©taient autrefois <<pĂŞchĂ©es>> de façon insolite: les bergers les tiraient au fusil dans les rapides des ruisseaux de la montagne. Leur "chasse" accomplie, les bergers faisaient chauffer Ă  la flamme des galets plats qu'ils graissaient de quelques gouttes d'olive et y dĂ©posaient les truites prĂ©alablement vidĂ©es, salĂ©es, aromatisĂ©es et Ă  la chair incisĂ©e en losange, tout en maintenant d'autres galets au feu, afin de renouveler l'opĂ©ration jusqu'Ă  cuisson complète des truites, qui Ă©taient mangĂ©es sur de larges tranches de pain. 

La tradition de la morue de Pâques
Pour Pâques, chaque famille catholique prĂ©pare son plat de morue; c'est une tradition sĂ©culaire. En effet, le cabillaud salĂ© et sĂ©chĂ©, la morue, Ă©tait le seul poisson Ă  pouvoir parvenir jusqu'au centre de l'Ă®le sans risquer de s'abĂ®mer. La population lui est restĂ©e fidèle, mĂŞme si sous la domination des GĂ©nois, seule une morue de qualitĂ© mĂ©diocre Ă©tait importĂ©e dans l'Ă®le. Cette rĂ©alitĂ© historique survit dans l'expression "baccalĂ  per Corsica", que l'on utilise pour dĂ©signer ironiquement ce que l'on donne avec mĂ©pris. 

La Suite...

Retour...