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“The french Paradox”
Pour un paradoxe, c’est un paradoxe ! Les Américains, chez qui l’accident cardio-vasculaire est plus fréquent que dans la plupart des pays, s’entendent prêcher depuis plusieurs années
par les nutritionnistes et les autorités sanitaires US ce credo : manger peu et manger maigre. Or, et c’est cela le “french Paradox”, ils ont observé que les Français, dans leur majorité, ne mangent pas peu, ne
mangent pas maigre, boivent du vin ... et continuent d’avoir moins d’accidents cardio-vasculaires, malgré une nette amélioration récente aux USA. Autrement dit, en se restreignant les Américains ont obtenu des
progrès, mais ils restent à un niveau de gravité du risque cardio-vasculaire supérieur à celui des Français , qui ont une ration plus riche et boivent du vin !
Les spécialistes ont donc étudié l’affaire de plus près, et en ont tiré plusieurs conclusions. *Le “french paradox” existe aussi à l’intérieur de la France : les Toulousains ont une
mortalité coronarienne inférieure de 30% à celle des régions du Nord et de l’Est, alors qu’ils ont une ration calorique plus riche. Mais ils consomment davantage de gras végétal, de fruits et légumes ... et de vin
(cependant leur consommation totale d’alcool, toutes boissons alcoolisées confondues, est inférieure à la moyenne nationale). *Les nutritionnistes et diététiciens font l’éloge de la cuisine provençale (et
d’ailleurs de presque toute la cuisine méditerranéenne, ce qui a amené les spécialistes américains et français à parler de “régime crétois”, en prenant comme symbole méditerranéen la Crète).
*La cuisine méditerranéenne donne une place primordiale aux aliments suivants : - fruits et légumes ; - huile plus que beurre et graisses d’origine animale. En particulier l’huile d’olive est riche en acide
oléique, acide gras mono-insaturé ; céréales et dérivés (pain, riz, pâtes, semoule, galettes...); - poisson et volaille plus que les autres chairs animales. Les viandes de boeuf, porc et autres sont consommées
en petite quantité, et souvent avec peu de graisse ; - fromage en quantité modérée, yaourts ; - condiments comme l’ail, l’oignon, le safran, herbes aromatiques (thym, romarin, fenouil...). Enfin, il n’est
pas irréfutablement prouvé mais il est très probable qu’une consommation modérée de vin de bonne qualité tient une place dans le “french Paradox” (recherches scientifiques américaines et françaises récentes).
Evidemment la lutte anti-alcoolique reste une nécessité absolue, car l’abus de vin n’a jamais fait de bien à personne.Mais l’usage raisonnable du bon vin ne va absolument pas à
l’encontre de cette lutte (d’autant plus que l’alcoolisme se pratique aussi avec beaucoup d’autres boissons que le vin). On avait cru totalement périmée la phrase célèbre du grand savant français Louis Pasteur
(1822-1895) :“pris en quantité modérée, le vin est la plus saine et la plus hygiénique des boissons”. Certes, avec l’apparition industrielle des jus de fruit d’excellente qualité, le vin ne peut plus prétendre au
titre exclusif de boisson “la plus...”etc. Sur ce point limité l’affirmation de Pasteur n’est plus d’actualité.
Mais le sens général de la phrase reprend tout son poids avec les recherches scientifiques les plus récentes. A votre santé !
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